LE NUMERO 10

Tous les entraineurs aimeraient avoir la chance de Mr pouloover, que tout le monde appelle affectueusement Poupoule, à savoir entrainer et voir jouer dans son équipe le meilleur joueur du monde, même si ce n’est encore qu’un gamin.

Mais dans son genre, cet entraineur n’est peut-être pas le top du top, mais c’est sans doute le plus atypique. Ses théories révolutionnaires sur le football d’attaque et sur la défense vont révolutionner le monde du football, mais c’est surtout sa capacité à gérer l’ingérable, à construire une équipe autour de zip avec des joueurs plus mauvais les uns que les autres, et de gagner des matchs.

Même si c’est toujours grâce au génie du numéro 10, il faut bien reconnaitre qu’aucun entraineur au monde ne saurait comme lui s’adapter aux circonstances qui sont plus qu’atténuantes pour cet ancien footballeur de génie, raconte-t-il, reconvertit en coach de l’équipe la plus improbable que la France ait connu.

Mais son expérience fera que malgré tous ces handicaps, l’équipe de Treaux va bien vite se faire remarquer dans le panorama footballistique français, et devenir incontournable, tant les buts du petit zip impacteront tous ceux qui aiment le foot et même ceux qui ne l’aiment pas. Poupoule saura, bien sûr, comme à son habitude tirer pour lui toute la couverture, expliquant à qui veut l’entendre, comment il a utilisé toute son expérience pour former celui à qui, prétend-il, il aurait appris tout ce qu’il sait, les techniques du dribble, que même Pelé lui aurait enseigné au cours d’un de ses voyages au Brésil, pays où selon des sources sûres, il ne serait jamais allé.

Mais c’est là tout le charme du personnage, quand il raconte ses exploits, ses coupes gagnées dans les dernières secondes de jeu, ces pénaltys, ces matchs joués sous la neige de Russie, dans le désert d’Egypte, ou les tours de New-York, on ne sait vraiment jamais où commence la fiction, et où finit le vrai, alors de ce mélange, on garde le meilleur, l’image d’un homme qui arrive à mener, une équipe minable, au sommet de la gloire, jamais inégalée.

De voir ses colères, ses joies et ses tracas, vous aurez, j’en suis sûr, pour cet entraineur-là, toute la sympathie qu’on a pour tous ces gens, qui savent prendre la vie du côté du sourire, sans trop s’en faire non plus, comme si c’était un jeu, comme le foot après tout, et quel étonnant sport, celui de toujours vivre en se marrant un peu.